Dion Cassius ( Histoire Romaine, XXXIX, 40-43) nous a laissé, près de deux siècles après les évènements, un compte rendu assez précis de la tactique suivie par Jules César pour vaincre les Vénètes.
A la base de cette tactique, il y a le constat que les « villes des Vénètes, bâties dans des lieux fortifiés par la nature, étaient inacessibles » parce que baignées par l’océan ; et que le mouvement de flux et de reflux des marées rendait inopérant toute attaque terrestre ou maritime. 
Jules César lui-même ( Guerre des Gaules, III, 12 ) confirme le récit de Dion Cassius : « les assiégés, lorsqu’ils désespéraient de leur fortune, rassemblaient de nombreux vaisseaux, dont ils avaient de grandes quantité, y transportaient tous leurs biens, et se retiraient dans des places voisines, où la nature leur offrait les mêmes commodités pour se défendre ».
Dans le courant du printemps et de l’été 56, Jules César fait construire de longs vaisseaux des « naves longae », de près de quarante cinq mètres de long et de trois mètres de largeur, rapides, au faible tirant d’eau, propulsés par une vingtaine d’avirons .
Les Vénètes ne s’en inquiétèrent pas, les jugeant inadaptés aux rudes conditions de l’océan atlantique, ne voyant pas que leurs propres vaisseaux ne leur servaient à rien à marée basse et, plus lourds, étaient beaucoup plus difficiles à manier en cas de vent défavorable.
En septembre 56 la bataille navale commença, sans doute en baie de Quiberon ou plus probablement à l’intérieur du golfe du morbihan.
Poussés par un vent rapide, les Vénètes attaquèrent les navires des Romains pendant qu’ils étaient encore au mouillage, espérant les envoyer par le fond avec leurs avirons.
Seulement, dès que le vent tomba, leurs navires s’immobilisèrent et les romains passant à l’attaque, montèrent à l’abordage des navires-forteresses vénètes.
Ce fut un désastre pour les Vénètes.
« Leurs vaisseaux étaient brisés par le choc des vaisseaux romains, ou consumés par les flammes ; quelques uns, même, dépourvus d’équipage, furent attachés à ceux des romains et traînés à la remorque… Les Romains, dans la crainte que quelque vent ne vînt à s’élever encore et mettre la flotte des vénètes en mouvement, dirigeaient de loin contre eux des perches armées de faux qui coupaient les cordages et déchiraient les voiles… » ( Dion Cassius,op.cit.).
« Les Vénètes, forcés de soutenir, pour ainsi dire, un combat de terre sur leurs navires contre les romains, qui pouvaient en toute liberté faire usage de leurs vaisseaux, périrent pour la plupart. Le reste fut pris. César fit mettre à mort ceux qui occupaient le premier rang et vendit les autres » ( Dion Cassius, op.cit.).
Ce combat naval, commencé vers 10 heures, s’acheva à la tombée de la nuit.
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A bien lire Dion Cassius c’est le reste des combattants vénètes qui n’avaient pas péri qui fut vendu à l’encan et non le reste de la population .
La Trinité sur Mer, qui s’appelait bien sûr autrement à l’époque, es parfaite pour servir de port.
Un tel anéantissement fait penser à la légende d’Ys.
voir google : césar ys et les vénètes